Les 5 fois où j'y suis allée au culot

27/02/2019 | ENTREPRENEURE  LIFESTYLE 

Hapsatou Sy et le culot

Le culot est un des leviers nécessaires pour tenter d’aller décrocher les étoiles. Il vous accompagnera à chaque fois que vous devrez emprunter l’ascenseur social, même par les escaliers, ou exploser les plafonds de verre qui vous empêchent de réussir. Le culot fera de vous la personne qu’on remarquera dans la foule parce qu’elle aura osé, elle, la différence. Oser être soi et entreprendre, c’est déjà avoir du culot. Je vais vous raconter 5 histoires durant lesquelles j’ai dû user de mon culot. Un culot que j'assume pleinement. 5 anecdotes qui, à leur façon, ont changé ma vie.

Le coup de bluff 

J’avais mon premier salon de beauté et j’aspirais à en créer un deuxième. Il me fallait plusieurs dizaines de milliers d’euros pour pouvoir le financer. Je suis allée voir la banque qui m’a gentiment envoyé balader, m’expliquant que ma boite était trop jeune. Ce que j’ai fait, c’est que j’ai créé une offre en proposant un massage acheté, un massage offert, dans un point de vente que je n’avais pas encore mais dont je rêvais. Si je n’arrivais pas à le lancer, je me disais que je ferais mes massages dans mon premier salon. En 8 jours, j’ai vendu l’équivalent de ce qui me fallait pour acheter mon second salon. J’étais passée par Last Minute qui à l’époque réglait tout de suite ce que tu avais vendu, avant même que les prestations soient faites. J’ai donc pu déposer mon chèque à la banque avec un grand sourire et j’ai acheté moi-même mon salon de beauté. Celui même que le banquier me refusait 15 jours plus tôt. Une belle revanche !  

Les bons mots au bon moment

On a toujours peur d’aller vers une personne qui nous intéresse. On se dit qu’on va se faire envoyer bouler. Mais un non, ça ne tue pas ! Il faut toujours tenter. C’est ce que j’ai fait un jour à l’Elysée. Il y a avait Bernard Arnault et François Hollande le président de la République à l’époque. Tout le monde était autour d’eux et essayait de les approcher. Je me suis assise stratégiquement sur une petite chaise, positionnée à l’endroit où ils devraient passer tôt ou tard. Et c’est exactement ce qu’ils ont fait. J’ai remis mon livre au président de la République, j’ai pris une photo avec lui qui arborait mon ouvrage. Quant à Bernard Arnault, je lui ai dit : « vous avez dit 3 mots clés sur scène : digital, entrepreneur, cosmétique. Je fais les trois et je veux un rendez-vous avec vous. » Et il m’a fait appeler le lendemain !

Savoir dire non

Le culot, ça fait aussi partie de ce que m’est arrivé avec Zemmour. C’est le culot de dire non. C’est refuser ce qui va à l’encontre de ses valeurs profondes. Subir aurait été travestir ma pensée, accepter ce que je considère comme inacceptable. J’ai donc eu le culot de dévoiler les images du plateau que j’avais en ma possession et qui démontrent qu’effectivement, Zemmour était dans le mensonge lorsqu’il expliquait que rien ne s’était passé et que c’était moi qui l’avais agressé. 

L’instinct de l’entrepreneur 

En 2005, j’avais passé des semaines à harceler une agence immobilière qui s’occupait d’un espace que je voulais absolument pour ouvrir mon premier salon. J’avais finalement eu l’accord du propriétaire. Je me retrouve donc dans le local en question avec le propriétaire et les avocats pour signer le contrat. Je m’assois, tous les documents sont prêts. Et là, j’ai une petite voix qui me dit : « ne signe pas. » Ce que je considère comme de l’intuition de l’entrepreneur. Cette voix dans ma tête se fait de plus en plus insistante. Je me lève d’un coup et je leur dis : « je suis désolée mais je ne le sens pas, je vais pas signer ». Sans même attendre leur réaction, je tourne les talons et je m’en vais. Je rentre chez moi, recommence mes recherches sur mon ordinateur et là, je trouve un local sur l’île Saint-Louis, moins cher que celui que je devais signer quelques heures plus tôt. Ce jour-là est déterminant dans ma vie d’entrepreneuse. Parce qu’ouvrir son premier salon de beauté sur l’île Saint-Louis, c’est quand même dingue !

Tout quitter pour entreprendre

Une autre anecdote déterminante, c’est le jour où je quitte tout pour créer ma boite. A l’époque, j’avais un boulot bien payé, un bel appartement et je vivais plutôt bien mes premiers pas dans la vie active. J’avais tout pour réussir mais je n’avais pas cette adrénaline au ventre qu’il me faut pour vivre la vie que j’ai envie de vivre : c’est-à-dire trépidante ! Je décide après un an de réflexion de prendre rendez-vous avec mon patron et de tout planter. De dire stop, je lance mon business maintenant. A ce moment-là, je n’ai rien. Si ma démission est acceptée, je n’ai aucun revenu. Mon manager de l’époque décide de me licencier pour me permettre de toucher des indemnités chômage. Ce jour-là, ma vie bascule. Je monte mon premier business et je démarre mon aventure. Le culot, c’est de dire non à une vie qui n’est pas assez excitante, qui serait juste pépère, installée dans la routine. Pour moi, la vie doit être explosive et enrichissante !

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1 Commentaires

Emma | 06/06/2019


Moi je suis allée au culot avec toi et j’espère que cela va me porter chance. Tu es une femme simple, à l'écoute et qui prend du temps pour les gens merci pour ce que tu transmets. En tout cas bravo pour tes exemples ça donne envie de se battre et de bouger pour aller plus loin ❤️

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